
D'abord, la question fut: Jacques Chirac sera-t-il entendu par la justice française concernant ses casseroles? Pas évident quand on sait le nombre de filets au travers desquels notre ancien président est passé (les HLM de Paris, où il a échappé à la convocation du juge Halphen en mars 2001, la cassette Mery, dans laquelle Jean-Claude Mery affirmait lui avoir remis des fonds en liquide, les billets d'avion dans l'affaire du conseil régional d'Ile-de-France, le dossier des frais de bouche du maire). Les rumeurs d'un accord tacite entre Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac en avril avaient renforcé cette hypothèse (le premier ayant promis, selon "Le Canard Enchaîné" à limiter à dix ans la durée maximale d'une instruction judiciaire s'il était élu, en échange du soutien de Chirac à sa candidature).
Puis, au lendemain du 6 mai, la question devint: combien de temps les juges mettraient-ils à convoquer Chirac? Lui laisseraient-ils un peu de répit pour quitter son habit de président avant de le convoquer?
Il aura suffi d'un petit mois (à compter de la fin de son immunité présidentielle). Hier, la justice a honoré sa promesse: elle a entendu Chirac d'une part sur le dossier des emplois fictifs du RPR, d'autre part sur l'affaire Clearstream.

Les casseroles en question:
- Les emplois fictifs du RPR
- Clearstream
- Les trois autres dossiers qui pourraient concerner Chirac
A lire:
- L'excellent papier de Pascale Robert-Diard dans "Le Monde" ou comment la justice a, pendant des années, évoqué Chirac lors des procès sans le nommer!
- La réaction de Jean-François Probst, conseiller de Jacques Chirac de 1976 à 2000, dans Libé
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