mercredi 22 août 2007

Le régime Paris Match



Le 25 août 2005, l'hebdomadaire affichait en Une la "cocufication" de Nicolas Sarkozy, par le biais d'une photo de sa femme en compagnie de son amant Richard Attias. Deux ans plus tard, "Paris Match" n'en finit plus de vouloir se racheter auprès de NS. Coup de ciseaux, photos avantageuses, ... Cette fois-ci, il s'agit d'un gommage ...de bourrelets!

C'est L'Express (à paraître demain), qui révèle le tour de pass-pass. Sur le cliché, on y voit le président pagayant gaiement avec son fils Louis, en balade canoë aux Etats-Unis. Alors qu'un petit bourrelet figure sur la photo d'origine (de l'agence Reuters), il s'est volatilisé dans l'édition de "Paris Match" (9 août).
Réponse de l'hebdomadaire: "La position sur le bateau exagérait cette protubérance. En allégeant les ombres, la correction a été exagérée en photogravure."

En soi, les bourrelets du président n'intéressent personne. Peut-être même pas la presse à scandale. Mais trafiquer les photos du chef de l'Etat pour parfaire son image, cela rappelle des méthodes d'un autre temps... et d'un autre régime.


Avant:


Après:

4 commentaires:

Willy a dit…

Voulez-vous arrêtez trente secondes votre paranoïa? C'est vrai, c'est fatigant, tout chez vous est prétexte à comparer Nicolas Sarkozy à un dictateur fasciste. Je ne suis pas particulièrement fanatique de Sarkozy, mais la critique facile et systématique dans laquelle vous vous spécialisez me semble vraiment à côté des clous. Décidemment, votre sens journalistique est lui aussi... précaire.

Marino a dit…

Si vous relisez ce post, vous verrez que ce n'est pas Nicolas Sarkozy qui est incriminé mais les pratiques de l'hebdomadaire, qui manquent de déontologie.

Je me suis renseignée auprès du service icônographie de "Paris Match", qui assure que la retouche de photos pour les rendre plus attrayantes (de même que les personnes s'y trouvant...) est une pratique courante. Ce qui ne me surprend pas.
Ce qui m'étonne davantage, c'est que cela ne leur pose aucun problème éthique.

Je ne vois donc pas ce qui, dans ce billet, me fait comparer Nicolas Sarkozy à un dictateur fasciste.

Par ailleurs, pour faire une réponse plus générale: relisez mes différents posts et vous verrez que, sur le fond, je dénonce autant le comportement de Nicolas Sarkozy avec les médias, par exemple, que les guéguerres stériles au PS.
D'autre part, j'étais de ceux qui saluaient, en mai, certaines actions de NS, comme la nomination de Rachida Dati (cf mes posts de mai).

Cawel a dit…

Post bien futile. Quel detail, tellement que c'est tres facile de penser comment Willy en lisant le post, en voyant la une opportunite d'attaquer (l'image de) Nicolas Sarkozy.

Il n'y a rien de nouveau a ce que les medias retouchent leurs photos, et je ne vois pas la un probleme d'ethique. Des tonnes de photographes le font, et pour le mieux.

Marino a dit…

"Il n'y a rien de nouveau a ce que les medias retouchent leurs photos", dis-tu.
Il y a plein de choses dans notre société qui n'ont "rien de nouveau" et qui ne sont pas pour pourtant acceptables... Ce n'est pas un argument valable!

Quant à "ne pas voir de problème d'éthique là dedans", je n'y crois pas une minute. Qu'il s'agisse de Nicolas Sarkozy ou d'un autre, la retouche de photos, DANS DES CAS QUI NE SONT PAS DENUES DE SENS comme celui-ci, équivaut à des images (vidéos ou photos) mensongères OU mises en scène, mais aussi à des propos déformés.

Ce que je voulais montrer par ce post, c'est qu'à retoucher photos, vidéos et citations à l'heure de l'Internet et du multimédias, on fait tomber les derniers garde-fous: c'est la porte ouverte à toutes les fenêtres. Si on retouche déjà les bourrelets des personnalités publiques, qui plus est politiques (et en l'occurrence ici, le président de la République), qu'en est-il des photos de reportages de guerre, ou des affaires d'Etat, par exemple?

Les journalistes - et photo-journalistes - sont là pour rendre compte d'une réalité, positive ou négative, bien ou mal. Ce n'est pas à eux de la changer, de la façonner, de la transformer. Ils ne que de simples intermédiaires entre l'information et l'opinion publique. Une paire d'yeux en quelque sorte.
Cet exemple - parmi d'autres - s'ajoute à la longue liste des raisons du discrédit des médias dans l'opinion publique.