
La question qui est sur toutes les lèvres depuis quelques jours, c'est: "Nicolas Sarkozy et Carla Bruni, info ou intox?" Coup monté? Manipulation? Pourtant, la vraie interrogation devrait être: "Pourquoi Nicolas Sarkozy décide-t-il tranquillement de l'agenda médiatique?"
Ce n'est pas nouveau, qu'il soit ministre de l'Intérieur, candidat à l'Elysée ou président de la République, NS décide lui-même quand et comment telle ou telle info le concernant - de près ou de loin -, doit sortir. Qu'il s'agisse de son divorce, officialisé en pleine semaine de grèves, avec ce qu'il faut de Unes et de gros titres pour éclipser le mouvement social, ou de la présentation de sa nouvelle compagne, juste après la venue controversée du dictateur Kadhafi, c'est lui qui dit quand, où et comment. Les médias sont relégués au rang de vulgaires outils dont la fonction est de relayer une communication bien ficelée. Quel suivisme! Quel manque de recul! De courage! Mais que faire? Ne pas en parler? En parler? Et comment? Schneidermann, lui, a son explication: "[les médias] sont faibles. Faibles en moyens, faibles en réflexes, faibles en courage."
La vraie solution, c'est de faire notre travail: enquêter. En amont, seul et dans les endroits aujourd'hui désertés.
A lire:
En parler ou pas? La réponse de Schneidermann dans Libération.
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