
Libération affichait jeudi en Une la belle brochette des "mauvaises fréquentations" de Nicolas Sarkozy: Vladimir Poutine, Muammar el-Khadafi, Hu-Jintao, Bachar Al-Assad, Hugo Chavez, Idriss Déby. Rien de moins. Le but de ces trois pages événement: mettre en évidence le contraste entre les prises de position du candidat sur les droits de l'Homme durant la campagne électorale et la politique extérieure menée par le président depuis mai.
Samedi, NS a répondu à Libération, en marge du sommet Europe-Afrique de Lisbonne. Il a justifié ses choix un à un, comme l'explique le "Making of" du journal aujourd'hui:
- Vladimir Poutine: On peut lui reprocher beaucoup de choses, ce que Sarkozy estime avoir fait à Moscou, mais pas de ne pas avoir gagné les élections du 2 décembre. Il était donc normal de le saluer.
- Hu-Jintao: "Qu'on me cite un président de la République, française ou autre, qui ait dit aux Chinois qu'il fallait abolir la peine de mort"
- Hugo Chavez: Sa médiation a porté ses fruits puisqu'elle a permis l'apparition d'une preuve de vie d'Ingrid Betancourt.
- Bachar el-Assad: "J'observe que mes deux entretiens téléphoniques avec le président Bachar n'ont pas compliqué les choses [au Liban]"
- Idriss Déby: NS s'est livré à une laborieuse explication géopolitique sur la continuité entre Darfour et est du Tchad, où la France intervient au côté du régime en place. Et a conclu, en s'autocongratulant: "Moi-même, je me suis convaincu tout seul en parlant."
- Muammar el-Khadafi: Il a expliqué que tous les chefs d'Etat et de gouvernement ont fait le voyage à Tripoli ces dernières années et qu'il fallait encourager un pays qui a renoncé aux armes de destructions massive, qui coopère en matière de lutte antiterroriste et a libéré les infirmières bulgares.
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